Texte inspiré par un dessin de Pascal

Atelier modèle vivant

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Plus tu m’apparais habillé
Plus je t’invoque nu.
Ça titille mon ventre là
Ça s’insinue en langueurs
Tout bas et tout en bas
En voluptueuses vibrations
En vagues chaleurs
En bruissements de chair
Volutes humides, râles sourds
Désirs velours
Et obsessions crues.

Tes yeux m’enflamment
Tes doigts me pâment
Et ta hampe rutilante
Ebauche des débauches inopinées
Des chavirements d’âme
Des fièvres fleurés, des fragrances échevelées.

Mais ce qui m’affole sans ambiguïté
Je dois bien te l’avouer
Ce sont tes fesses courbes et satinées
Ces lobes fermes et leur délicieux duvet
Ces buttes effrontées.

Car ces deux bombes sucrées
Appellent mes mains, mes seins
Et puis ma langue délurée
Car ces monts des merveilles
Déclanchent comptant
Des bruines qui gouttent
A mes lèvres assoiffées
Mon inflexible amant.

Alors
Je te soupire, je te respire, je te harponne et je t’infiltre
Je te caresse, je te lèche, je te ravage et je t’aspire.

Ainsi soit-il  mon divin apostat
Au nom d’Apollon, d’Eros et de Kâma
Sous la cambrure rebondie de mon corsage
Rien ne m’excitera davantage
Que ta mâle  nudité
Encore toute habillée