30 juillet 2009
Avant de partir...
Les commentaires seront publiés, s'il y en a :-) à mon retour...
Avant de partir, donc ... et quitter mon blog pour les vacances, je voulais vous laisser une chanson : mais laquelle ?
Alors je me suis promise de ne pas tricher et de noter la première qui me viendrait au réveil, oui c'est ainsi, il me vient toujours un petit air sur les lèvres avant de boire mon café :-)
Voici la cueillette de la nuit :
L'enfer commence avec L
Sous les arcades de ses yeux
Il y a eu tant d'amoureux,
Tant de passants provisoires
Et puis soudain,
De mon cœur à son cœur comme l'écho
D'un amour qui me laisse sans voix
Toujours dans mon ombre
La nuit soupire, me dévisage
Sans rendez-vous,
Là, d'un seul coup,
Elle boit le bleu de mes rêves
J'attends son heure
Quand le soir ouvre le bal,
Je me pique à son étoile
L'enfer commence avec L
Sous les arcades de ses yeux,
J'envisage mes nouveaux cernes
Cocktail de pâleur, bloody mortel
Mon mauvais ange
Se change, pour me plaire,
En belle de nuit
Et son souffle sur mes lèvres
Joue avec le feu
Sans éteindre ma vie
Joue encore...
Sans rendez-vous,
Là, d'un seul coup,
Elle boit le bleu de mes rêves
Puis m'abandonne
Quand le jour ferme le bal
Son éternité me tue
L'enfer commence avec L
Aucun miroir
Ne peut la voir
M'enlacer
Pour mieux me glacer.
Je sens sa fièvre,
Comment garder mon sang-froid ?
25 juillet 2009
Les vieux de la veille
Hier, je suis allée écouter aux nuits de Fourvière, deux artistes qui ont accompagné mes premiers pas autonomes vers la chanson. Je veux dire que jusqu'à un certain âge on écoute plutôt les références parentales, et puis un jour un vole de ses propres oreilles : ces deux-là ont donc fait parti de mes premières émotions intimes sur mon tourne disque jaune, dans ma chambre de pré-ado.
Hier soir, hélas, tout à mal commencé : le métro est tombé en panne, puis le funiculaire et j'ai dû me taper la montée du Gourguillon
au pas de course pour arriver à l'heure et surtout trouver une place digne de ce nom, ce qui veut dire pour moi "devant-contre-la-barrière" !
Mais que nenni, point de barrière, point de fausse pour danser, juste un parterre d'élus endimanchés, dont Azouz Begad, enfin c'est le seul que j'ai su identifier :-)
Bref, j'étais quelque peu contrariée quand une dame, vêtue d'un ensemble vert vomitif est venue poser son postérieur encombrant dans mon espace vital pour déblatérer sa vie au téléphone : ah que oui elle avait fait des confitures cet aprem, ah que non son mari qu'il a pas pu venir à cause de la livraison IKEA etc etc : encore un mot et je lui faisais bouffer sa puce enrobée de bakélite et elle finirait sa soirée au poste de secours ! Je suppose que mes pensées malveillantes ont fait friture sur sa ligne orange, car la dame est partie sans demander son reste, emportant avec elle son tissus épinard et le fil de sa vie : ouf !
Enfin bon, je n'étais pas dans les meilleures dispositions quand Maxime Leforestier est entré en scène, discret et classe. Pourtant après quelques notes de guitare, ses mots et sa voix m'ont enroulée dans un petit serpentin de velours et m'ont laissée dans cette extase cotoneuse jusqu'à la fin de sa prestation acoustique : deux guitares sèches, une contrbasse et un percitionniste latino... Du bonheur, en somme.
Une enfilade de petites perles pour un petit bijou de chansons merveilleuses comme :
A 22h15 Maxime laisse la place à Véronique Sanson pour un concert échevelé, drôle et sensible de presque trois heures !
Une ambiance à vriller les étoiles, des musiciens et choristes sublimes pour un voyage entre rock'n roll et sensibilité, un voyage en frisson où l'essentiel reste la beauté du partage et un piano magique.
Avec Véro tout est démesure : le rire, les larmes, la passion... Et moi j'aime à la folie ses mots qui me capturent le coeur et son timbre qui dystille sous ma peau l'Amour de la vie... Jusqu'à la mort.
21 juillet 2009
Miss météores
Un météore est un corps céleste qui traverse l’atmosphère, alors que la météorite, elle atteint le sol : sous la nuit de Fourvière la somptueuse Olivia Ruiz fut surtout un astre de lumière, pétillant, piquant, doux et volcanique : un soleil de générosité.
Elle apparaît dans sa robe à volants, petite muñeca* mélange d’Alice et de gitane andalouse, convocation instantanée de toutes les femmes de ma lignée ibérique : l’œil noir, la taille cambrée et ondulante, la chaussure rouge et la voix chaude comme un soir d’été.
Là sous les étoiles de Lyon j’ai vu, je vous l’assure, les oliviers et les orangers et les grands feux où chantent les guitares. Mon sang a reconnu son sang, celui de l’Espagne, de la passion, du piment, de la rage et de la Vie... Hasta siempre**
Olivia saute, Olivia court, Olivia séduit et captive crie et susurre, s’ancre dans la terre et s’envole vers le ciel sur sa petite balançoire.
Olivia joue, belle comme un sourire, mutine, coquine, facétieuse, grave et profonde.
Olivia reçoit à bras ouvert et donne un espace aux « Coming soon » le groupe qui accompagne son dernier album, « Toan» son rappeur de frère et « Mathias Malzieu » son amoureux chanteur du groupe Dionysos.
Mathias et Olivia, instant sublime de ces corps qui se cherchent, ces voix qui se fondent et s'étreignent, ces regards qui se noient dans les abysses du désir : l’Amour qui s’embrase au feu de la création touche au Divin !
*muñeca = poupée
** Hata siempre = pour toujours


